D-Day



Dans la nuit du 3 au 4 août 1940, un envoyé du Général de Gaulle, Saint-Jacques, débarqua sur la côte pour estimer les forces d’occupation en place et leurs implantations afin d’envoyer les informations à Londres. Il avait choisi cet endroit parce qu’il y avait passé de nombreuses vacances. Une vedette anglaise le déposa au large de Luc sur Mer. Protégés par une brume bienveillante, ils arrivèrent en pagayant jusqu’au Cap Romain, sous les falaises duquel ils se réfugièrent, après avoir coulé leur embarcation. Entendant des voix allemandes juste au-dessus de leurs têtes, ils comprirent qu’ils avaient débarqué juste sous le poste de garde l’occupant. Ils virent un groupe de pêcheurs sur les rochers, et en déduisirent qu’il y avait encore des civils sur la côte et que la circulation sur la plage était libre. Leurs vêtements leur donnaient l’apparence de pêcheurs, aussi s’avancèrent-ils vers le village gonflé de troupes qu’ils estimèrent à 1800 hommes. Le soir même, les Allemands découvrirent le dinghy à marée basse. Ils perquisitionnèrent partout, posèrent des affiches de recherche, mais ne les trouvèrent pas. Pendant ce temps, Saint jacques se promenait à bicyclette. Il transmit ses informations à Londres lors d’un voyage en Suisse vers le 10 Aout.

La défense du front de mer et la fortification du Castel

A partir de l’hiver 1943, les Allemands fortifièrent sérieusement la plage. Sur le muret, le long de la digue, s’alignaient des rampes de fil de fer barbelé qui devaient, en cas de débarquement, ralentir la progression des « envahisseurs ». Toutes les villas du bord de mer entre le Chemin Vert et la Rue Canet furent murées, entourées de barbelés puis minées de même que le haut de la rue Foch, à proximité du camp allemand. L’occupant décida de construire un camp fortifié et retranché sur la falaise. Ce camp constituait le point fort de Saint Aubin. Les Allemands pouvaient balayer le littoral avec leurs armes lourdes et légères. On retrouve encore à l’extrémité ouest du village, à côté du Castel, un canon antichar de 50 mm sous casemate orienté vers le sud, en direction de la route et non de la plage.

  • Saint Aubin la veille du débarquement

    On attendait avec anxiété et impatience l’apparition de ce nouveau front de l’Ouest dont on parlait sur les chantiers de construction et dans les émissions des radios audibles en Normandie. La peur a sans aucun doute été le sentiment le plus partagé par la population durant ces quatre années : peur de l’Allemand, peur de trop parler, peur des réquisitions, des rafles et des représailles, peur des bombardements alliés, plus intensifs à partir de 1942, et enfin peur de manquer de nourriture

  • NAN RED

    C’était le nom de code donné à la portion de plage où les troupes ont débarqué (de nos jours La Croisette).
    La Cie B est la première à débarquer, suivie de la Cie A, il est environ 7h40 du matin – le but est d ’atteindre le « point fort » par le Sud, l ’unité avance par la plage et la route parallèle.
    En arrivant à Saint Aubin, les soldats trouvent un système de défense beaucoup plus important que prévu. Un canon de 75mm dirigé vers la mer (qui n ’existe plus de nos jours) et un canon de 50mm sous casemate orienté vers le Sud (visible à son endroit d ’origine). Le tout relié par un système de galeries souterraines sur deux étages.

  • Face à ces difficultés, UN AVRE (Tank Churchill) est appelé en renfort. Celui-ci tente de forcer un barrage de troncs d’arbres et de grilles en fer Rue Canet mais est obligé de faire demi-tour et emprunte la Rue Foch, puis la Rue Gambetta. Des traces de son passage sont encore visibles sur le mur à l’angle de la Rue Gambetta et de la Rue Pasteur. Un second tank réussi à forcer le barrage Rue Canet et atteint le canon.Le soir du 6 juin, vers 18h00, le « point fort » était libéré.Le 48ème COMMANDO des ROYAL MARINES :
    Après avoir libéré Langrune sur Mer et une partie de Saint Aubin, ce commando est intervenu pour assister les troupes et assurer le contrôle de Saint Aubin sur Mer.

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Plus d’informations sur  : www.memorial-caen.fr